Vers 1230, des frères s'établirent du côté de Saint-Germain des Prés. Ces Cordeliers comme on les appelait alors nous sont restés connus :
- Alexandre de Halès,
- Jean de la Rochelle.
- Saint Bonaventure vient étudier à Paris, de 1236 à 1242. En 1248, il reçoit du Ministre général Jean de Parme le droit d'enseigner comme bachelier biblique. Il est reçu Docteur en théologie en 1253 et devint Ministre général de l'Ordre franciscain en 1257 (à 36 ans) au moment même où il reçut le droit de sièger à l'université dans une des deux chaires réservées aux Mendiants. Il mourut en 1274 après avoir été fait cardinal en 1273.
- Le Bx Jean Duns Scot, franciscain écossais, étudie à Paris vers 1287/1288 où il devient lecteur ès Arts. De 1291 à 1296, il étudie la théologie à Paris, y devient lecteur biblique puis bachelier des Sentences.
A la Révolution Française, le club des Cordeliers siègea dans le couvent dont la démolition commença par l'église dès 1795. Seul subsiste aujourd'hui Le réfectoire qui avait été construit entre 1358 et 1370. On y accède au 15-21 rue de la Faculté de médecine.
Les Récollets (issus d'une réforme des frères mineurs observants) s'établirent en 1603 au faubourg Saint-Laurent, près du canal Saint-Martin, avec l'appui d'Henri IV et de Marie de Médicis. A la Révolution, le couvent est fermé et transformé en hospice. En 1860, il devient l'hôpital Villemin. Les bâtiments sont mutilés entre 1924 et 1932 pour agrandir la gare de l'Est.
En 1919, au lendemain de la grande guerre, des Pères clandestins créent un noviciat, 37, rue Boulard (Paris 14°). Les Franciscains, éternels clandestins, sont désormais installés au grand jour dans le 14e.
C'est en 1934 que commencèrent les travaux du couvent sous la direction des architectes V. Blavette, J. Hulot et P. Gelis.
La chapelle, longue de 40m et large de 9,60m, est en brique qui se mêle par endroit à la pierre rose de Bourgogne et à la pierre rouge de Préty, elle fut consacrée en 1936.
La chapelle se compose d'une nef unique flanquée de sept chapelles latérales. Les verrières du chœur et des chapelles latérales, réalisées entre 1936 et 1947, sont d'André Pierre et Pierre Villette. Les quatorze verrières de la nef et quatre du chœur sont dues à Claude Malespine.
Élisabeth (1207-1231), princesse de Hongrie puis épouse de Louis de Thuringe, se consacra entièrement au service des pauvres et des malades, notamment les lépreux. Reçue par les frères mineurs dans le Tiers-Ordre, elle en est la sainte Patronne
Saint Louis (1214-1270) est connu pour son sens de la justice et son amour de Dieu et des pauvres. C’est ce que rappellent la croix, la main de justice et la corde des tertiaires franciscains dont il est le saint Patron.
D’origine portugaise, saint Antoine de Padoue (1195-1231) vécut en Italie puis en France. C’est à Chateauneuf-la-Forêt (87) que la tradition situe l’apparition qu’il aurait eu de l’enfant-jésus avec lequel il est représenté. Grand prédicateur, on lui attribue de nombreux miracles.
Issue de la noblesse d’Assise, Claire (1194-1253) veut, comme François, suivre le Christ pauvre. Ayant quittée la maison paternelle elle fonde à Saint-Damien le premier monastère des Pauvres Dames, les Clarisses, qui sont le deuxième ordre de la famille franciscaine.
Saint Bonaventure est entré dans l’ordre des frères mineurs en 1243. Il en fut le ministre général de 1257 à 1274. Il est l’auteur d’une des vies de saint François. Théologien, il enseigna à Paris. Nommé cardinal (habit et chapeau rouge) il mourut en 1274 au concile de Lyon.
Saint Joseph est fêté le 19 mars comme époux de la vierge Marie. Il tient une fleur de lys, symbole de virginité et de chasteté. Il est également fêté le 1er mai comme patron des travailleurs. Il est donné comme modèle de la vie religieuse.
La Vierge est représentée comme « l’immaculée conception ». Elle fût, par grâce, préservée du péché originel rappelé ici par la pomme et le serpent. Le bienheureux Duns Scot (1265-1308) se fit le défenseur de la thèse de l’immaculée conception dont le dogme fut proclamé en 1854.
Les vitraux de la nef, signés Claude Malespine, illustrent le Cantique des Créatures de François d'Assise.
" Durant l'automne 1225, épuisé par la stigmatisation et par les maladies, François s'est retiré à Saint-Damien. Presque aveugle, seul dans une cabane de roseaux, abattu par la fièvre et tourmenté par les mulots, voilà pourtant le chant d'amour qu'il fit monter vers le Père de toute la Création.
L'avant-dernière strophe, hymne au pardon et à la paix, fut composée en juillet 1226, au palais épiscopal d'Assise pour mettre fin à une lutte acharnée entre l'évêque et le podestat de la ville. Ces quelques vers suffirent à empêcher la guerre civile.
Quant à la dernière strophe, c'est pour accueillir par un chant notre soeur la mort qu'elle fut composée au début d'octobre 1226.
TRÈS HAUT ...
Très-haut, tout-puissant et bon Seigneur
à toi louange, gloire, honneur et toute bénédiction,
à toi seul ils conviennent, ô Très-haut
et nul homme n'est digne de te nommer.
FRÈRE SOLEIL ...
Loué sois-tu, mon Seigneur,
dans toutes tes créatures,
spécialement messire frère Soleil,
par qui tu donnes le jour, la lumière ;
il est beau, rayonnant d'une grande splendeur,
et de toi, le Très-haut,
il nous offre le symbole.
SŒUR LUNE...
Loué sois-tu, mon Seigneur,
pour sœur Lune...
LES ÉTOILES ...
... et les étoiles ;
dans le ciel tu les as formées
claires, précieuses et belles.
FRÈRE VENT...
Nous te louons, mon Seigneur,
pour frère Vent
et pour l'air et pour les nuages,
pour l'azur calme et tous les temps
par lesquels tu donnes soutien
à toute créature.
SŒUR EAU ...
Loué sois-tu, mon Seigneur,
pour soeur Eau
qui est très utile et très humble,
précieuse et chaste.
LES OISEAUX ...
LES POISSONS ...
FRÈRE FEU ...
Loué sois-tu, mon Seigneur,
pour frère Feu
par qui tu éclaires la nuit :
il est beau et joyeux,
indomptable et fort.
NOTRE MÈRE LA TERRE ...
Loué sois-tu, mon Seigneur,
pour sœur, notre mère la Terre
qui nous porte et nous nourrit...
... LES FLEURS
...qui produit la diversité des fruits,
avec les fleurs diaprées et les herbes.
CEUX QUI PARDONNENT
Loué sois-tu, mon Seigneur,
pour ceux qui pardonnent
par amour pour toi ;
qui supportent épreuves et maladies :
heureux s'ils conservent la paix,
car, par toi, Très-haut,
ils seront couronnés.
NOTRE SŒUR LA MORT
Loué sois-tu, mon Seigneur,
pour notre sœur la Mort corporelle
à qui nul homme vivant ne peut échapper.
Malheur à ceux qui meurent en péché mortel,
heureux ceux qu'elle surprendra
faisant ta volonté
car la seconde mort ne pourra leur nuire.
LOUEZ ...
Louez et bénissez mon Seigneur,
rendez-lui grâce et servez-le
en toute humilité !